Avons-nous raison d’avoir peur du Coronavirus et de ce que nous vivons aujourd’hui ?

Avons-nous raison d’avoir peur du Coronavirus et de ce que nous vivons aujourd’hui ?
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Les raisons objectives ne manquent pas. Nous pouvons légitiment éprouver de la peur. Il suffit de lire les dépêches des agences de presse ou d’écouter les médias (BFM TV, …) pour s’en convaincre.

  • Oui ! La pénurie de médicaments (antidouleurs, réanimation) se fait ressentir chaque jour un peu plus. Oui, il manque cruellement de moyen pour se protéger (masques, gels, vaccins). Oui, les outils d’assistance respiratoire sont insuffisants. Oui, les hôpitaux sont débordés.
  • Oui ! Chaque jour, les pouvoirs publics annoncent un nombre supplémentaire de victimes. Il est à déplorer plusieurs dizaines de milliers de morts dans le monde et le nombre de personnes infectées se chiffre désormais en million.
  • Oui ! Les souffrances physiques sont nombreuses. La maladie est parfois très violente. L’agonie est douloureuse dans certains cas. Les souffrances morales se font sentir : isolement, impossibilité d’entourer par notre présence physique les malades et de pouvoir offrir une sépulture décente à ceux qui nous quittent.
  • Oui ! Chaque jour, nous découvrons que ceux qui sont aux commandes de nos pays ont pratiqué un mensonge d’Etat ou du moins, ont fait preuve d’une impréparation.
  • Oui ! Nous vivons une réelle et inédite situation de restriction de nos libertés. Oui, nous sommes parfois traqués numériquement. Oui, le confinement restreint nos droits fondamentaux. Nous sommes obligés de justifier certains de nos actes.
  • Oui ! L’arrêt de l’activité économique et sociale engendre des difficultés financières pour les personnes physiques et pour les organisations. Oui ! Nous redoutons une crise économique majeure dont nous aurons du mal à nous remettre.

Et pourtant ! Restons confiants. Les raisons d’entrer dans la confiance et d’y demeurer (et c’est le plus important) sont nombreuses.

  • Nous avons plus de probabilité de mourir d’autre chose que du COVID-19. Et le taux de mortalité est de 3,4 % pour les patients confirmés positifs au lieu de 50 % pour EBOLA.
  • Les pouvoirs publics ont instauré des mesures qui visent à nous protéger : distanciation sociale, confinement, … Plus nous respecterons ces dispositions, plus nous aurons de chance de surmonter cette épreuve.
  • Une mobilisation sans précédent s’est mise en place pour lutter contre le COVID-19 : de façon préventive par des recherches sur un vaccins (ex : BCG) et de façon curative par des tests (ex : Chloroquine).
  • Les services de santé sont mobilisés pour accueillir et traiter le plus de cas possibles. Des transferts de malades entre hôpitaux sont réalisés afin d’optimiser la gestion sanitaire.
  • Nous constatons chaque jour un dévouement sans précédent de tous les professionnels de santé pour accompagner les malades et les soigner. Par leur action, ils nous prouvent que l’amour des autres n’est pas un vain mot.
  • Malgré les difficultés et les risques, d’autres personnes continuent à accomplir leur mission pour le bien commun : les caissiers dans les supermarchés, les facteurs, les boulangers, …
  • Les activités principales et utiles à la société continuent de fonctionner : alimentation, énergie, sécurité, … Bien que la moitié de l’humanité soit confinée, nous ne constatons pas de grande pénurie.
  • Nous vivons cette période de confinement dans un cadre plus clément : nous sentons que les beaux jours reviennent, la nature se réveille et les jours rallongent.
  • Grâce à ce confinement, certain d’entre nous ressentons le besoin de faire de l’activité : marche, course à pied. C’est le moment de nous mettre en mouvement.
  • Nous vivons une situation inédite en terme d’environnement. La pollution a régressé pour la première fois depuis plus de 40 ans. La planète se met à respirer. Et nous découvrons dans nos villes des animaux que nous ne voyions plus.
  • C’est aussi un temps de pause qui nous est donnée. Nous pouvons nous reposer sans avoir un rythme trépidant. Nous n’avons pas à nous déplacer. Nous pouvons nous ressourcer en famille. Nous n’avons plus d’excuses pour ne pas réaliser les tâches que nous ne faisions pas faute de temps (échanger avec les personnes éloignées, bricoler, ranger notre maison).
  • Cette situation favorise le télétravail. Les managers ne pourront plus affirmer que travailler chez soi n’est pas possible.
  • Après de années de déni, cet épisode du COVID-19 témoigne de la valeur essentielle de la famille et de la solidarité sociale.
  • Nous ne pouvons plus laisser nos désirs nous commander. Une certaine forme d’ascétisme nous oblige à renoncer à consommer de façon irréfléchie. Nous ne pouvons pas acheter pour un oui ou pour un non. N’est-ce pas l’occasion de comprendre que la consommation internationale à outrance ne peut plus durer. Nous réalisons que nous pouvons vivre autrement en consommant local et de façon raisonnée.
  • Cette crise témoigne aussi de notre orgueil. Nous pensions tout contrôler, tout maîtriser. Et nous nous rendons compte qu’un virus si microscopique peut nous mettre à genoux. Cela nous apprend l’humilité. L’homme ne peut pas tout. Il est dépendant de la création. Et nous nous rendons compte que tout le monde est logé à la même enseigne. Il nous repenser notre façon d’agir avec les autres.

En conclusion :

  • Osons dire merci pour toutes les joies, les bienfaits qui nous arrivent malgré tout.
  • Méditons la parole de Charles Péguy : « L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout. L’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Mais l’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. ».

commentaires

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